Les avocats des enfants du couple Jubillar appellent "la presse et l'ensemble des personnes proches du dossier" à "respecter la mémoire de Delphine" et "protéger sa famille". Dans un communiqué que franceinfo a pu consulter, samedi 18 juillet, Laurent Boguet et Malika Chmani dénoncent la "manière sordide" dont "une certaine presse" s'est emparée des derniers éléments de l'affaire, après la découverte d'ossements susceptibles d'appartenir à Delphine, disparue dans le Tarn fin 2020. "Certes le droit à l'information existe mais il ne doit pas dépasser l'indécence", poursuit le communiqué.

À lire aussi Affaire Jubillar : pourquoi la zone où des ossements ont été découverts n'avait jamais été fouillée Ce communiqué a été relayé à la demande de Cécile Agry-Verdun, l'administratrice ad hoc, mandatée par un juge des enfants, en charge des enfants aujourd'hui âgés de 11 et 6 ans."Laissons le temps à la justice de faire son travail""Nous demandons, à la presse et à l'ensemble des personnes proches du dossier, non seulement de respecter la mémoire de Delphine Aussaguel épouse Jubillar mais aussi de respecter et de protéger Louis et Elyah, ses enfants et de manière plus large sa famille", indique le communiqué. "Laissons le temps à la justice de faire son travail", assure le texte qui assure que désormais "aucune tolérance ne sera acceptée et d'éventuelles poursuites judiciaires pourraient être engagées."Après avoir nié pendant presque 6 ans, Cédric Jubillar a conduit jeudi les gendarmes à l'endroit où il affirme avoir enterré le corps de son épouse. Sur place, des ossements, dont deux fémurs, ont été découverts. Ces éléments doivent être transférés à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), à Pontoise, afin de procéder à des analyses et déterminer s'ils appartiennent à Delphine Jubillar.