Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Un convoi exceptionnel, une grue XXL, sept tonnes et demie de bois qui s'envolent en frôlant les arbres… La famille Sabarly est époustouflée. "C'est incroyable - c'est impressionnant !", jugent-ils en observant l'opération. En moins de 30 minutes, une box de 28 mètres carrés atterrit dans leur jardin, à Carantilly (Manche). Ce sera le studio qui va enfin leur permettre de recevoir leurs proches, un espace indépendant pour leurs invités."C'est mieux qu'un agrandissement de maison, parce que ça nous crée une dépendance, donc il y a plus de liberté", estime Christophe Sabarly, désormais propriétaire d’une Natibox. Des blocs qui parfois deviennent des habitations permanentes. À Cherbourg, c'est toute une famille qui est rassurée. Depuis le décès de son mari, Marie-Christine Lefaix vivait isolée. Désormais, elle est installée sur le terrain de sa fille et de son gendre. "Financièrement, c'est moins cher d'installer ce genre de petites maisons. Juste à côté des enfants, je sais tout ce qu'il me faut", explique-t-elle. Son beau-fils, Lionel Aubert, n'y voit que des avantages. "On n'a pas assez de chambres, donc la mettre au garage, ça serait embêtant. Et puis comme chacun voudrait son indépendance, nous, ce qu'on veut, c'est qu'elle soit autonome, indépendante, mais qu'on ait un regard quand même sur l'avenir, et puis s'il y a besoin, on est là", pointe-t-il.Des alternatives à l'installation classique moins coûteusesLe prix de la tranquillité : 55 000 euros pour 20 mètres carrés. Pour faire baisser la facture, certains choisissent un autre système : le modulaire en kit. C'est l'option choisie par Julien Aït Ali, propriétaire et gérant du domaine du Canal, dans le Loiret.

Il assemble lui-même son deuxième lodge : "Ce sont des cloisons qui sont déjà assemblées à l'usine, et nous, on a juste à les assembler sur place quand on les reçoit", explique-t-il.Des cocons loués aux touristes. Et pour l'entreprise qui fabrique ces structures, les atouts ne manquent pas. "On est en bordure d'un canal, sur un sol à faible portance, et donc avec l'ossature bois qui est 6 à 7 fois plus léger comme mode constructif que la construction traditionnelle maçonnée en parpaing ou en brique, on peut s'adapter à tout type de terrain", souligne Antoine Letilly, fondateur de Boximby.Jusqu'à 20 m², pas besoin de permis de construire. Depuis 2020, la demande pour ces constructions bondit de 38%. La surface la plus convoitée des Français pourrait bien se trouver au fond du jardin.