Le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert en France une enquête pour tortures concernant le traitement réservé par les autorités israéliennes à deux personnes, dont la députée insoumise Marie Mesmeur, après leur arrestation bord d'une "flottille pour Gaza", interceptée en octobre 2025, relate l'AFP, mardi 21 juillet."Je salue l'ouverture de cette enquête par le Pnat et j'espère qu'elle va faire toute la lumière sur les actes commis par l'Etat d'Israël, notamment en prison", a réagi l'élue LFI d'Ille-et-Vilaine, qui a passé quatre jours détenue en Israël, après près de 24 heures retenue sur le bateau. Elle décrit des privations "de nourriture, d'eau, de soins", ainsi que des violences. "J'ai eu 10 jours d'ITT à cause d'une côte fêlée et des bleus, des hématomes" notamment, "du fait des agissements des gardiens israéliens", décrit-elle."Les crimes dont a été victime Marie Mesmeur sont graves et ne doivent pas rester impunis. Elle a été arrêtée en haute mer et conduite en Israël où elle a été emprisonnée de façon parfaitement illégale", a souligné son avocat, Raphaël Kempf, qui demande la désignation d'un juge d'instruction.Une autre enquête ouverte début juinL'enquête préliminaire a été ouverte le 1er juillet "à la suite des plaintes de deux personnes ayant pris part à une flottille pour Gaza en octobre 2025", a expliqué le Pnat, qui comprend un pôle crimes contre l'humanité. Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH) et l'enquête ouverte "du chef de tortures au sens de la convention de New York" du 10 décembre 1984, a précisé cette source, pour des faits présumés "entre le 1er octobre et le 7 octobre 2025".

À lire aussi : Vidéo "On a été torturés pendant trois jours" : des militants de la "flottille pour Gaza" dénoncent des violences après leur arrestation et leur expulsion par Israël Une autre enquête préliminaire a été ouverte début juin, pour tortures et crimes de guerre, après un signalement du ministère des Affaires étrangères sur la manière dont des participants français d'une autre "flottille pour Gaza" avaient été traités, en mai dernier, par Israël. Itamar Ben Gvir, ministre israélien d'extrême droite, avait alors publié une vidéo de militants de cette flottille, agenouillés et mains liées, déclenchant un tollé international. Il a été interdit de séjour en France et en Irlande fin mai.