Jeudi 13 août, la Roumanie a mis à l’arrêt la centrale nucléaire de Cernavoda, la seule que compte le pays, en raison de la sécheresse. Bucarest se voit désormais contraint d’importer de l’énergie. Une situation absurde qui exaspère les commentateurs.

La centrale nucléaire de Cernavoda, en Roumanie, le 12 août 2026. PHOTO DANIEL MIHAILESCU/AFP Partager Écouter l’article Ajouter aux favoris Les conditions hydrologiques extrêmes, conséquences d’une période de sécheresse et de chaleur sans précédent, ont obligé les autorités roumaines à prendre une décision radicale. “Bucarest a complètement arrêté son unique centrale nucléaire, située sur le Danube”, faute d’eau pour refroidir ses réacteurs, rapportait jeudi 13 août le quotidien Libertatea . Le faible débit du fleuve avait déjà forcé l’arrêt des réacteurs, fin juillet .

“Après avoir essayé des solutions d’urgence, dont le déplacement des rochers ou l’immersion de péniches [remplies de pierre]” dans l’espoir de détourner le cours du fleuve, les dirigeants roumains se sont résignés au pire. La centrale nucléaire de Cernavoda fournit habituellement environ 20 % de la production totale d’électricité du pays. Bucarest n’a désormais plus d’autre choix que “d’importer massivement afin de maintenir l’équilibre”, précise Libertatea.

Certes, l’énergie photovoltaïque couvre désormais 50 % de la production totale, mais, comme le souligne avec ironie le magazine en ligne Contributors.ro , “la Roumanie a découvert à ses dépens qu’il faut produire de l’électricité même quand il n’y a pas de vent et que le soleil ne brille pas”. Pour pallier ce manque, Bucarest importe au prix fort de l’énergie en provenance de Bulgarie, de Hongrie, d

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