Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. L’appréhension du retour dans un paysage couleur de flammes, où la forêt n’est plus qu’un champ de ruines végétales. C’est la première fois depuis les incendies que Jérôme Départ, sylviculteur girondin, parcourt ses parcelles. "C’est mon père qui avait reboisé ça. C’est une tristesse, une désolation. C’est abominable. Ses pins étaient bientôt exploitables.

10% de la propriété, 40 hectares, ont été détruits sans savoir que faire du bois noirci. "Je pense qu’il y a des endroits où ça ne va être pas brûlé à cœur, mais très atteint. D’ici la fin de l’année, on ne pourra pas tout exploiter vu le volume de bois qu’il y a. Le bois sera-t-il utilisable ou finira-t-il en simple combustible ? Il y a beaucoup d’inquiétudes face à l’ampleur de la catastrophe qui met en danger toute une filière en Gironde.

"Encore faut-il que tout le monde se réveille pour que l’on arrive à exploiter cette masse de bois. 40 000 hectares, ça fait un volume énorme. Au milieu du chaos, dont l’impact financier n’est pas encore estimé, la nature semble déjà vouloir renaître, comme une molinie, caractéristique des landes de Gascogne.