Ce que l’on appelle la production manufacturière – l'industrie textile, l'agroalimentaire, la métallurgie, l'aéronautique, entre autres – s’est repliée d’un peu plus de 1% sur la fin du premier semestre, selon l’Insee. Elle avait déjà reculé pratiquement d’autant au mois de mai. Un repli inattendu après des mois de mars et d'avril plutôt bons, portés principalement par l’aéronautique et le naval.

Le phénomène anticipateur qui animait une partie de l’industrie pour pallier les effets de la guerre entre les États-Unis et l’Iran s’est brutalement arrêté avec l’enlisement du conflit. L’aéronautique, par exemple, a décroché de 4%. La canicule a également influencé notre production industrielle en juin. Le début de l’épisode caniculaire a pesé, notamment sur la filière énergétique, car plus il fait chaud, moins on consomme d'énergie en raison d'un ralentissement d’activité.

Pas d'inquiétudeMalgré les épisodes de chaleur qui se poursuivent, les experts – économistes, prévisionnistes et instituts de conjoncture – ne sont pas pessimistes. Au contraire. L’activité devrait être portée également par nos entreprises de services qui sont hors production manufacturière et qui tournent plutôt bien : l’informatique, la communication, le conseil, les transports, la logistique et les services à la personne.

Donc il y a un fléchissement côté industrie, mais les services gardent le cap. En revanche, dans tous les secteurs, les chefs d’entreprises continuent d’avoir les yeux rivés sur le Moyen-Orient. Les décideurs restent très prudents, voire fébriles, et suivent de près l'évolution des prochaines semaines et des prochains mois.