Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.En voisin de la Ville Close, Yann Piriou n'a qu'à lever les yeux pour apercevoir l'un des sites les plus photogéniques du Finistère.
Il confie : "Tous les matins, on se lève, on a cette petite vue vraiment super sympa avec les bateaux qui arrivent ou les bateaux qui partent pour la journée. Et puis voilà, il n'y a plus qu'à profiter."Pour le jeune homme, la Ville Close de Concarneau est bien plus qu'un beau panorama. Quand il en franchit le pont et les portes, c'est pour se rendre sur son lieu de travail. Il y a trois ans, il a repris le commerce de souvenirs et de décorations de sa mère dans la rue principale de l'îlot fortifié.
Il raconte : "Depuis que je suis tout petit, j'ai vécu ici. Alors maintenant, je suis parti à l'extérieur de la Ville Close, mais mes parents vivent encore là. La boutique, là où on est actuellement, ça fait cinq générations. À chaque fois, ça se perpétue. Alors avant, on était plus dans tout ce qui était ameublement breton, donc lits clos bretons, etc. Donc j'étais vraiment une famille d'ébénistes. Et après, on s'est dirigé, avec l'essor du tourisme, plus vers des produits touristiques."Avec une fréquentation annuelle de plus d'un million de personnes, la Ville Close est en effet devenue un haut lieu du tourisme breton. Mais ses visiteurs imaginent-ils qu'une centaine de personnes vivent encore là à l'année ? "Je ne pense pas que ce soit déplaisant de vivre ici", estime une touriste.
Un autre ajoute : "Un petit peu moins de touristes peut-être, mais ça ne va pas être toute l'année comme ça, mais ça me plaît, oui."
Encore pour un autre : "C'est un lieu hors du temps, je vais dire. Vraiment un lieu magnifique. C'est vrai que ça donne envie, on pourrait se projeter à peut-être venir habiter ici."Une vie rythmée par les touristes Derrière la crêperie des remparts, Maylis Papineau travaille avec son mari et sa fille. En 2022, ils ont choisi de changer de vie en famille après 15 ans à tenir une pizzeria dans le Nord Finistère. "Je voulais une crêperie et l'endroit était parfait. Parce qu'il y a du passage, parce qu'il y a des touristes. L'outil de travail, cette crêperie s'y prête bien. Sa terrasse est de plain-pied. C'était une évidence", explique la restauratrice.Leur choix de s'installer en Ville Close, ils ne le regrettent pas, malgré quelques contraintes.
Maylis Papineau ajoute : "Pour les approvisionnements, c'est un peu plus compliqué. Pour sortir les ordures aussi, il faut marcher jusqu'à l'entrée. Voilà, ce sont les quelques contraintes qu'il y a, il n'y en a pas tant que ça. Tous les jours, quand je passe le porche, je me dis, mais quelle chance j'ai de travailler ici ! C'est vraiment enchantant. Et puis vous passez, vous quittez la ville moderne, vous rentrez dans un village, c'est vraiment une atmosphère de village, la Ville Close."Cet esprit de village, c'est la vie qu'a choisie Marie-Thérèse il y a plus de 30 ans, en achetant une maison qui accueille aussi son atelier de peinture. Et ce n'est pas le flux de touristes qui passent sous ses fenêtres à la belle saison qui va gâcher son bonheur, comme elle le confie : "On a un passage régulier, mais pas de quoi gêner la vie quotidienne, ni notre environnement. L'hiver, c'est un cocon, on est tranquille. On va à pied à la ville, chercher des petites courses, et puis voilà."Pour retrouver cette vie en cocon isolée du monde, il va falloir attendre un peu. Car le village historique, fondé par des moines au Xe siècle, fortifié au XIVe puis renforcé par Vauban, devrait encore voir défiler quelques visiteurs cet été.
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a8480c61b969649748243.jpg&w=1600&q=75)





%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84b1018d7d0574100803.jpg&w=1600&q=75)