"Ce sont des semaines de travail qui se sont effondrées", a regretté dimanche 12 juillet sur franceinfo Michel Charlot, maire de Collonges-La-Rouge, en Corrèze, à propos de l'annulation du passage du Tour de France dans sa commune en raison de la canicule. L’organisation de la Grande Boucle a décidé samedi de modifier le parcours de la neuvième étape, dimanche entre Malemort et Ussel à Corrèze, en raison de la canicule, en supprimant les trente premiers kilomètres.

À lire aussi Face à la canicule, le syndicat des coureurs demande de revoir les horaires des étapes du Tour de France "C'est terrible, à la fois pour les organisateurs sur place, pour les enfants des écoles qui avaient préparé un vélo avec des pots de yaourt récupérés, pour les adolescents du club de VTT, pour les commerçants et les restaurants, pour le personnel technique de la commune, a déclaré le maire de la commune.

" "Ce que nous regrettons, c'est de ne pas être prévenus un peu à l'avance""On doit être proche des 40 degrés, c'est suffoquant, donc on comprend tout à fait que pour les coureurs, c'est une bonne chose. Ce que nous regrettons, c'est de ne pas être prévenus un peu à l'avance", a-t-il poursuivi. "Il y a une réflexion qui s'engagera" sur l’avenir du Tour de France face au réchauffement climatique, a assuré dimanche sur franceinfo Christian Prudhomme, directeur de l’épreuve.

Qualifiant cette décision de "changement de parcours exceptionnel" de "mesure rare", il a expliqué qu’il s’agissait d’adapter l’épreuve à des conditions météorologiques extrêmes depuis le début du Tour.