Au lendemain de la présidentielle perdue de 2017 , l’heure est aux règlements de compte au Front national. La stratégie du "Frexit" de Florian Philippot est mise en cause pour expliquer la défaite et le bras droit de Marine Le Pen est doucement mais sûrement poussé vers la sortie . Débute alors un processus qui consiste à rassurer les électeurs.
Car Marine Le Pen a expliqué durant toute la campagne présidentielle, et encore durant le débat d’entre-deux-tours face à Emmanuel Macron , que la sortie de la France de l’euro était la clé de voûte de tout son programme. Or, 72 % des Français se disent en mars 2017 opposés à un retour au franc, selon un sondage Elabe pour Les Échos, Radio Classique et l’Institut Montaigne, tandis que sept Français sur dix affirment ne pas souhaiter quitter l’Union européenne, selon un sondage Ifop-Fiducial pour Public Sénat et Sud Radio.
"Marine Le Pen a compris que sortir de l’euro représentait pour les Français une trop grande source d’anxiété et que si elle voulait gagner des électeurs, il lui fallait au contraire rassurer les Français", raconte Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite et président de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès.
La patronne du parti d'extrême droite opère alors deux changements majeurs. Elle commence par modifier le nom de son parti. Le Front national devient en 2018 le Rassemblement national .






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