Le groupe français Carlesimo a confirmé son intention de déposer une offre de reprise de la verrerie Duralex, placée en redressement judiciaire depuis le 1er juin, a appris, vendredi 10 juillet, ICI Orléans auprès du président du groupe, Jonathan Carlesimo : le dossier sera remis avant la date limite du 6 août, indique-t-il. Le tribunal de commerce d'Orléans examinera les offres lors d'une audience fixée au 17 septembre.

À lire aussi De nouveau dans la tourmente, la Scop Duralex ne démontre pas pour autant une faiblesse du système de coopérative de salariés Déjà candidat à la reprise de Duralex en 2024, avant que le projet de société coopérative (Scop) ne soit retenu, le groupe assure rester convaincu de la viabilité de l'entreprise.

"Comme il y a deux ans, nous sommes convaincus que Duralex est toujours sauvable et je vous confirme que nous déposerons une offre de reprise", explique à ICI Orléans Jonathan Carlesimo. Le groupe prévoit d'investir plus de cinq millions d'euros de fonds propres pour relancer la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin. Carlesimo ne détaille pas son projet industrielLors de sa précédente offre en 2024, le groupe proposait de conserver 79 des 250 emplois de la verrerie.

À ce stade, Carlesimo ne détaille pas son projet industriel pour Duralex. "Ce que nous espérons, c'est que le tribunal fera le bon choix. Créé il y a une dizaine d'années près de Saint-Étienne, le groupe Carlesimo s'est développé en reprenant plusieurs fonderies en difficulté à travers la France. Il revendique un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros et produit des pièces destinées notamment à l'industrie, au BTP, au nautisme et à la pêche de loisir.

En avril dernier, il a notamment repris NDC Foundry, à Rochefort (Charente-Maritime), évitant sa liquidation judiciaire.