Les services douaniers ont saisi plus de 46 000 engins pyrotechniques entre le 8 juin et le 20 juillet dans le cadre de l'opération nationale Taranis, a appris jeudi 23 juillet franceinfo auprès des douanes. Selon les douanes, les saisies comprennent principalement des chandelles romaines, des feux d'artifice plus puissants et plus précis que les artifices traditionnels.

"Il y a véritablement un danger à utiliser ces produits contre les bâtiments publics, contre le mobilier urbain, contre les policiers, contre les pompiers, qui peuvent provoquer de véritables dégâts", explique à franceinfo Sophie Gaudin, cheffe divisionnaire des douanes de Mulhouse. Elle met également en garde contre les conséquences de leur utilisation : ces engins peuvent "toucher une personne avec ses vêtements qui vont pouvoir s'enflammer.

Les contrôles se poursuiventLes marchandises interceptées provenaient majoritairement de Pologne, qui représente près de 75% des saisies, devant la Tchéquie (3,5%) et la Chine (1%). La responsable des douanes s'est aussi dite frappée par le marketing entourant ces produits, évoquant des emballages "associés à des visuels liés à des armes de guerre", des décorations camouflage, ou encore des têtes de mort destinées à "doper leurs ventes".

Si l'opération Taranis a pris fin lundi 20 juillet, les services douaniers indiquent que les contrôles se poursuivent. En 2025, 189 063 articles pyrotechniques avaient été saisis sur le territoire national.