Un quart de notre saison est déjà fichu David Rodolphe est le gérant d'un restaurant situé à Aisomont, à deux pas des Fagnes. De la terrasse où nous le rencontrons, il aperçoit au loin son autre établissement, le Bistrot Loci, qu'il a dû quitter vendredi. 'Le vendredi soir, on a pris la décision de partir parce que ça devenait trop dangereux. Puis on était incommodés par les fumées et les cendres qui tombaient sur les tables des clients. Donc là, on a eu un peu peur.' Si le gérant a trouvé une solution de repli dans son autre restaurant, il sait que cela ne comblera pas les pertes. 'Un quart de notre saison est déjà fichu et on ne sait pas quand on pourra rouvrir. Donc on se pose vraiment la question de savoir si on obtiendra des aides ou pas et comment va se passer la suite des choses. Ce sont des gros points d'interrogation et je vous avoue qu'on a un petit peu peur à ce niveau-là.' Dans les hôtels, les annulations sont nombreuses Et les restaurants de la région ne sont pas les seuls touchés. A l'Hôtel des Bains situé à Robertville par exemple, les clients inquiets contactent pour annuler.
Résultat : aujourd'hui, seules deux réservations de chambres sur 12 ont été maintenues. 'Normalement, on est en plein rush petit déjeuner et malheureusement, nous n'avons personne' explique Céline Bourgeois, employée de l'hôtel. L'établissement affichait pourtant complet. Certains clients ont hésité à venir, mais sont restés en soutien. 'C'est dommage pour la région, mais en même temps, ne pas venir, c'est aussi un peu, entre guillemets, ne pas amener d'argent dans la région' témoigne ce client. 'Donc venir, c'est un peu une manière de soutenir la région, avec les commerces par exemple. Et au lieu d'aller visiter la région impactée, on est retourné sur Malmedy pour se balader.' En attendant, l'hôtel propose son soutien aux bénévoles qui aident les pompiers. Reste la question de l'avenir. 'C'est sûr que les conséquences pour l'après, on en a peur, étant donné que les gens aiment beaucoup venir dans la région, justement pour les Fagnes, pour les balades aux alentours. Et vu que tout ça est abîmé, on a peur que les gens n'aient plus envie de revenir chez nous' s'inquiète Céline Bourgeois. Et tous espèrent voir revivre les Fagnes le plus vite possible.






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