Après plusieurs jours de stress et d'attente, les habitants de Luglon et Garein, dans les Landes, ont enfin reçu une bonne nouvelle. La lutte menée depuis quatre jours contre le vaste feu de forêt, qui a parcouru quelque 1 700 hectares, commence à porter ses fruits : l'incendie est désormais fixé, a annoncé, ce lundi matin, la préfecture. "Néanmoins, feu fixé ne veut pas dire feu éteint. Les retours à la maison ont donc pu commencer.

Après qu'une cinquantaine de retours ont été organisés dimanche soir à Garein, quelque 250 habitants de Luglon vont également pouvoir retrouver leur habitation. "Moi, je suis content d'être rentré. Je vais aller prendre une petite douche quand même. Et voilà, ça fait plaisir", se réjouit Philippe Dandy, retraité. "C'était impressionnant", se souvient-il encore. "J'habite ici moi depuis des années et j'ai vu des incendies mais comme celui-là, jamais. Une force terrible.

Samedi soir, c'était la peur. On voyait derrière ces arbres-là une lueur rouge. ""Ça, fatiguée, oui. Contente de retrouver son lit ce soir. Et sa maison", abonde Françoise Bondi, elle aussi à la retraite. "Je suis restée là [dans la salle des fêtes, NDLR] trois jours, donc trois nuits sans dormir, donc je suis très fatiguée. "Précaution toujours de miseSi le maire de Garein se veut toujours prudent, l’édile ne cache pas son soulagement de revoir une situation qui s'apaise.

"Oui, c'est un bon signe, vraiment. C'est la première journée où nous sommes un peu optimistes. "On est vraiment contents", renchérit Jennifer Quinteiro Moreira, conseillère municipale. "En attendant que le feu ne soit déclaré totalement éteint, les pompiers poursuivent leur travail de sape. Sécurisation des lisières et des points chauds, surveillance des reprises et des sautes de feu.

"Les risques de reprise sont souvent plus violents que le feu lui-même, puisque le végétal s'est desséché. Donc la pyrolyse va être quasiment immédiate en cas d'apport de chaleur", explique le commandant Alexandre Bourmaud, responsable de zone. "Et donc l'objectif c'est vraiment de faire en sorte que les lisières soient propres.

Donc ça passe soit par un travail d'arrosage qu'on fait de manière conventionnelle avec nos agrès, nos lances, soit par un travail de sape qu'on va faire avec les bulldozers. "Ce feu est le troisième incendie majeur cet été en France, après celui de Biscarosse et celui de Gironde, fin juillet. Selon le système européen de surveillance des feux, près de 100 000 hectares de végétation ont déjà brûlé dans l'Hexagone, faisant de 2026 l'année la plus destructrice.