Monique Barbut, star des universités d'été de La France insoumise qui se tiendront de jeudi à dimanche ? Une invitation à la ministre de la Transition écologique a été lancée mardi 18 août par Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, sur l'antenne de BFMTV.
Le député des Bouches-du-Rhône n'a pas manqué l'occasion de rebondir sur les propos de la ministre qui, dimanche, dans Libération, jugeait en des termes plutôt favorables l'action du candidat LFI à l'élection présidentielle. Cette citation n'est pas au cœur de l'interview mais, pour ses adversaires, cela suffit à classer la ministre comme une insoumise pure et dure et comme traître à son camp.
Invitée du "8h30 franceinfo" mardi matin, Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, a pris ses distances avec sa collègue, tout en reconnaissant bien travailler avec elle. "Je la laisse à la responsabilité de ses propos. Elle s'en expliquera à qui de droit, s'il le faut. Je ne l'aurais pas faite [cette déclaration] et je ne la partage pas", commente-t-elle. "Monsieur le Premier ministre.
"Je n'irai pas à ses universités d'été"Soucieuse d'éteindre cette nouvelle polémique, Monique Barbut a réagi mardi sur son compte LinkedIn et répond par la négative à la proposition de Manuel Bompard. "Certains veulent me faire dire ce que je n'ai pas dit. Non, je n'ai pas encensé le programme de Jean-Luc Mélenchon, avec lequel j'ai de profonds désaccords. Et non, je n'irai pas à ses universités d'été", écrit-elle.
"Je sais faire la différence entre une méthode, des propositions et une philosophie politique. Reconnaître la pertinence d'une méthode ne signifie évidemment pas adhérer à un programme", poursuit-elle. Mais Monique Barbut apparaît encore plus isolée, alors que sa présence dans le gouvernement est contestée au sein du bloc central, à la fois pour ses prises de position et son comportement.
À lire aussi "Ne pas être dans les médias à tout prix, c'est son souhait" : Monique Barbut, une ministre de la Transition écologique contrainte de forcer sa nature face à la canicule Au mois de juillet, la ministre avait présenté sa démission, pour protester contre la présence d'une mesure controversée sur les pesticides à laquelle elle s'opposait, dans le cadre de la loi d'urgence agricole.
Emmanuel Macron avait refusé sa démission, demandant à Monique Barbut de rester "face à l'urgence d'agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale", selon les mots du ministère. Monique Barbut a choisi de rester. "Il faudra encore me supporter", déclare-t-elle dans Libération à l'attention de ses détracteurs.
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