Depuis ce mercredi 29 juillet, Xenia Fedorova, ancienne dirigeante de Russia Today France et chroniqueuse dans les médias de Vincent Bolloré est visée par un arrêté ministériel d'expulsion . Alors que Xenia Fedorova est accusée d'être "un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes", rapporte Libération qui cite le texte, l’arrêté justifie son expulsion par le fait que sa présence sur le territoire français serait "une menace particulièrement grave et actuelle pour l'ordre public".
Si une partie des membres du Rassemblement national a salué la lutte contre l'ingérence russe, d'autres cadres du RN comme l'eurodéputé Thierry Mariani ont dénoncé une censure politique. Ce qui a amené le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez à réfuter les accusations "d'atteinte à la liberté d'expression" à l’encontre de l’arrêté d’expulsion en invoquant une "atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation" de la part de Xenia Fedorova accusée "de relayer la propagande russe."
Selon des internautes aux positions proches de l'extrême droite et prorusses, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot aurait pris aussi part à ce débat sur la liberté d'expression à propos de l'expulsion de Xenia Fedorova. Le ministre se serait fendu d'une déclaration polémique auprès du Figaro :
“Le crime de Xénia n'est pas d'avoir des opinions mais de les présenter au public. Si elle ne les présentait pas, elle aurait parfaitement le droit de les avoir. La liberté d'opinion est donc parfaitement préservée !”.
Un visuel reproduisant cette supposée déclaration et qui proviendrait du Figaro a été vu plus de 200 000 fois dans différentes publications partagées par ces internautes :

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