Comme elle l'avait menacé en avril, la Commission européenne exige que le groupe partage de manière encadrée les données récoltées par son moteur Google Search avec les services de recherche concurrents. D'autre part, elle lui ordonne d'accorder aux assistants d'IA développés par des tiers un accès aux fonctions clés d'Android, afin de les mettre sur un pied d'égalité avec ses propres services d'IA, comme Gemini.
Les utilisateurs de téléphones et tablettes équipés d'Android pourront utiliser l'IA de leur choix avec une commande vocale, et s'en servir pour effectuer des réservations ou obtenir des informations sur un lieu visité récemment. Bruxelles donne un an au géant technologique pour appliquer ces changements.
Des mesures dénoncées par Google"Ces décisions risquent de saper des garde-fous essentiels en matière de vie privée et de sécurité pour des millions d'Européens", a dénoncé Kent Walker, président des affaires mondiales de Google, dans une déclaration transmise à l'AFP. Il reproche à Bruxelles d'avoir "ignoré de nombreuses preuves d'un préjudice pour les utilisateurs".
"Les assistants d'IA utilisent déjà en toute sécurité les capacités d'Android, les fabricants de téléphones jouant un rôle clé dans leur validation. De son côté, Bruxelles assure avoir pris en compte ces craintes. Google devra s'assurer que les services concurrents voulant bénéficier de ces dispositions ne posent pas de problèmes de sécurité. L'UE assure en outre que les données de recherche seront totalement anonymisées, préservant la vie privée des internautes.
Enfin, les concurrents devront rémunérer Google pour l'utilisation de ses données.

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