Les incendies de Fontainebleau ont ravagé environ 2 000 hectares du massif forestier, soit 10% de sa surface totale. Il faudra donc du temps pour que ce milieu naturel retrouve vie. En attendant, la région Ile-de-France dirigée par Valérie Pécresse (LR) a annoncé son intention de se constituer partie civile, lundi 3 août, dans le cadre de l'information judiciaire ouverte par le parquet de Fontainebleau.

À lire aussi : Reportage "On a tous chialé en arrivant" : dans la forêt de Fontainebleau, la désolation après l'incendie qui a ravagé la faune et la flore "La présidente a demandé aux services de la région de se constituer partie civile" dans cette procédure, a fait savoir son entourage à l'AFP, confirmant une information du Parisien. Valérie Pécresse a pris cette décision "au titre de sa compétence Natura 2000, autorité de gestion des sites Natura 2000 du massif, car la région est directement lésée", toujours selon cette source. "L'objectif est notamment la réparation intégrale du préjudice écologique par ceux dont la responsabilité sera établie par la justice."La piste d'un accident en marge d'un chantierLe feu s'était déclaré le 12 juillet en bordure de l'A6. Selon la procureure de la République de Fontainebleau, ce sont des travaux de réparation d'une glissière de l'autoroute A6 et l'étincelle d'une disqueuse thermique qui auraient mis le feu à la végétation puis à la forêt jouxtant l'autoroute. Deux ouvriers ont été mis en examen pour "destruction involontaire par incendie (…) par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence". Ils ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Le gérant de la société a lui été placé sous le statut de témoin assisté.Par ailleurs, deux hommes de 18 ans – dont un pompier volontaire – ont été mis en examen et écroués. Ils sont soupçonnés d'avoir mis le feu, cette fois délibérément, en deux autres endroits. Située à 60 km au sud-est de Paris, la forêt de Fontainebleau est très prisée des randonneurs et des grimpeurs et a été classée réserve de biosphère par l'Unesco.