Si l’asbl 'Les Versants de la Dyle' a déposé un recours contre ce permis intégré accordé en juin 2022, c’est parce qu’elle souhait un contrôle plus fréquent des 'nuisances sonores' générées par le parc. Le Conseil d’État n’a pas vocation à se prononcer sur le fond d’un dossier, mais bien sur la légalité d’un acte administratif. Et il se trouve que dans sa décision, la CRIC (commission de recours sur Implantations Commerciales, qui a octroyé le permis en 2022), désigne Walibi comme un 'restaurant', alors qu’il s’agit d’un parc d’attractions. Si les deux parties se sont rapidement accordées sur le fait qu’il s’agissait d’une 'erreur de plume', elles n’étaient pas d’accord sur le terme qui aurait dû remplacer le mot 'restaurant'. Pour Walibi, il fallait écrire 'restaurants' au pluriel, pour les riverains, il aurait fallu écrire 'l’établissement' (pour l’entièreté du parc). Dans son arrêt du 29 juin, le Conseil d’État souligne l’importance du terme retenu et qu’il ne lui appartient pas 'd’interpréter l’acte attaqué quant à ce, sous peine de risquer de le réformer, ce pour quoi il est sans compétence'.
Résultat : il a annulé le permis. Depuis la fin du mois de juin, Walibi fonctionne donc sans ce permis. C’est déjà arrivé par le passé. 'La loi prévoit que le parc continue ses activités dans l’illégalité s’il ne s’interrompt pas, explique Denis Brusselmans, l’avocat de l’asbl Les Versants de la Dyle. Il est possible de faire interrompre les activités, mais l’arrêt du Conseil d’État ne suffit pas. Il est nécessaire de passer par la décision d’un tribunal qui ordonne, avec éventuellement une astreinte, la cessation des activités ? Dans la mesure où une nouvelle décision est attendue de la Commission rapidement, probablement avant la fin du mois d’août et du fait que l’arrêt est intervenu juste avant les vacances judiciaires – quand les tribunaux fonctionnent au ralenti- il n’a pas été jugé opportun d’introduire une procédure pour solliciter l’arrêt des activités du parc. Précisons également que les riverains n’ont pas volonté de faire arrêter les activités de ce parc Walibi'. Ils souhaitent en revanche que les contrôles des sonomètres présents dans les propriétés avoisinantes du parc soient effectués plus régulièrement. C’est ce qu’ils plaident une fois de plus ce 18 août. Selon Walibi, l'annulation du permis de juin 2022 ' ne signifie toutefois pas que les attractions concernées sont sans permis : le permis de mars 2022 reste applicable. Le dossier est actuellement examiné par la Commission de recours, qui est l’autorité compétente en la matière '.






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