L'audience se tiendra finalement les 19 et 20 octobre. Le conseil de l'élue insoumise a considéré qu'il n'avait pas eu assez de temps pour étudier les pièces contradictoires du dossier, envoyées par les avocats des multiples associations qui se sont constituées parties civiles. L’avocat de Rima Hassan réagit à la sortie de l’audience, estimant que la décision du tribunal est un "camouflet pour les parties civiles".
Il se réjouit par ailleurs que deux jours pleins et entiers soient accordés au jugement de cette affaire en octobre. com/aik2pvgeMi— Juliette Campion (@JulietteCampion) July 7, 2026 Une dizaine d'associations figurent du côté des parties civiles, dont la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra), le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA), l'Organisation juive européenne (OJE) ou encore Avocats sans frontières France (ASF France).
"La défense est fin prête depuis avril. Une garde à vue très médiatiséeL'eurodéputée franco-palestinienne est poursuivie pour avoir partagé un tweet le 26 mars dernier, qu'elle a depuis supprimé, relayant une photo du Japonais Kozo Okamoto, un des auteurs de l'attentat de l'aéroport de Lod, à Tel-Aviv, en 1972, perpétré au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FLP). L'attaque avait tué 26 personnes.
Sa publication était accompagnée d'une citation du terroriste : "J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Ce tweet a été signalé par le ministre de l'Intérieur, puis par l'OJE et la Licra. Son avocat a alors fustigé une procédure "parfaitement illégale" en raison d'"un dévoiement de la procédure en flagrance par le parquet" pour "contourner" son immunité parlementaire.
Par ailleurs, des fuites erronées dans la presse ont fait état de la présence de drogue de synthèse dans le sac de l'eurodéputée. "Personne n'est à l'abri"Ce mardi, près de 300 personnes, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont rassemblées devant le tribunal judiciaire de Paris avant le début de l'audience, à l'appel de La France insoumise.
Après elle, Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, prend la parole pour dénoncer "le harcèlement politique, le harcèlement médiatique, le harcèlement judiciaire et policier qui a frappé d’autres militants politiques, des syndicalistes et même des journalistes".
com/JE5RdezyK7— Juliette Campion (@JulietteCampion) July 7, 2026 Le sociologue Eric Fassin s'est également exprimé, "en soutien à des étudiants et des collègues également visés par des mesures d'intimidation ou de répression". Rima Hassan a elle aussi dit quelques mots avant de rejoindre la salle d'audience.
"Aujourd'hui, la cause palestinienne est un miroir et c'est aussi un test pour nos démocraties", a-t-elle déclaré, déplorant "la répression" dont sont victimes de nombreux "citoyens", alors que "les poursuites, convocations, perquisitions pour apologie du terrorisme ont explosé".

%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84bb40ce5ee561273762.jpg&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84a9bd1e972045791839.jpg&w=1600&q=75)
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a8450fa6f1a8073029091.jpg&w=1600&q=75)
%3Afill(blur)%3Aformat(jpg)%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a8483fade921157259934.jpg&w=1600&q=75)

%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a841f826bd7c120534542.jpg&w=1600&q=75)