À moins de trois mois des élections législatives du 27 octobre, l’armée israélienne préparerait un dispositif inédit permettant aux soldats déployés au-delà des frontières de voter depuis leurs positions. La presse israélienne détaille les mesures logistiques et les consignes destinées à préserver la neutralité politique de l’armée.

Des soldats israéliens dans le sud de la bande de Gaza, le 3 juillet 2024. PHOTO OHAD ZWIGENBERG/AFP Partager Écouter l’article Ajouter aux favoris Comment organiser un scrutin en pleine guerre ? Plusieurs médias israéliens reviennent cette semaine sur les préparatifs engagés par Tsahal (l’armée israélienne) et la Commission électorale centrale pour permettre aux militaires déployés dans la bande de Gaza, au Liban et en Syrie de participer aux élections législatives du 27 octobre.

Entre procédures de sécurité, modalités d’identification en territoire ennemi et volonté affichée de tenir l’armée à l’écart des débats politiques, ces mesures illustrent les défis d’un scrutin organisé alors que les combats se poursuivent sur plusieurs fronts.

Des bureaux de vote jusque sur les lignes de front

Selon Zman Yisrael , média hébréophone rattaché au quotidien Times of Israel, qui cite un reportage de la radio militaire Galeï Tsahal, le chef d’état-major Eyal Zamir a ordonné à Tsahal de préparer l’installation de bureaux de vote dans les zones sous contrôle militaire israélien au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Lors d’une réunion consacrée aux préparatifs du scrutin, il a également donné une série de directives visant à préserver la neutralité politique de l’armée : interdiction des conférences et visites à caractère politique, contrôle préalable des lettres, discours et messages des commandants et encadrement des publications

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