" Ces quelques mots devenus cultes, symboles de l'inaction climatique, ont été prononcés par Jacques Chirac, en 2002. L'ancien chef de l'État, père du RPR, n'était pourtant pas obsédé, loin de là, par les questions climatiques. Depuis dix jours, on ne peut pas vraiment dire que les candidats déclarés à la présidentielle ouvrent les yeux sur ce qui est en train de se passer. Aucune proposition nouvelle ou presque.

Au centre, Gabriel Attal a fait quelques annonces, notamment pour durcir les sanctions pour les propriétaires qui ne débroussaillent pas, mais il est surtout occupé à défendre son bilan contesté sur les moyens alloués à la sécurité civile quand il était à Matignon.

Quant à Marine Le Pen, un message, un seul, posté sur les réseaux sociaux au tout début de la crise pour apporter son soutien à la population de Gironde, mais aucun début de commencement de proposition nouvelle sur les incendies ou le climat. Ni à gaucheDu côté des socialistes, on préfère jeter l'opprobre sur le RN accusé de ne pas avoir voté ces dernières années toutes les rallonges budgétaires en faveur des pompiers.

"La sécurité civile doit devenir une priorité absolue des politiques publiques", esquisse sur X le presque candidat Place Publique Raphaël Glucksmann. Comment financer l'achat de nouveau Canadair ? Le député insoumis Hadrien Clouet, fidèle soutien de Jean-Luc Mélenchon a bien une solution qu'il a donnée sur franceinfo : pourquoi ne pas recréer l'impôt sur la fortune ? " Quatre jours seulement d'ISF, dit-il, suffiraient à acheter deux Canadair ".

La candidate des écolos s'est démenée la semaine dernière sur les réseaux sociaux pour demander à Emmanuel Macron d'organiser une réunion de crise avec les chefs de partis. Tiens donc une polémique, encore une.