Des coureurs au sol au pied des barrières, une cassure dans le peloton de sprinteurs et un ultime emballement un peu tronqué. Les spectateurs et téléspectateurs de la 12e étape du Tour de France, entre Nevers Magny-Cours et Chalon-sur-Saône, ont (re)découvert l’impact d’une chute massive sur dans le final d’une arrivée au sprint, jeudi 16 juillet. Le sprinteur colombien est tombé dans l'emballage final, jeudi, entraînant avec lui plusieurs concurrents à l'avant du peloton.
"Il y aurait peut-être une prise de conscience"Après douze jours de course, il s’agit de la première grosse chute de cette édition, dans le final d’une étape de sprint, au bout de la cinquième arrivée de ce style, alors qu'à ce stade l’année dernière, plusieurs chutes collectives avaient déjà marqué les esprits.
Le maillot vert Jasper Philipsen avait notamment été contraint à l’abandon après être parti au sol dans un sprint intermédiaire dès la 3e étape, marquée par plusieurs chutes. Fighters 💪Let’s hope it’s nothing serious for everyone involved in the crash! 🤕🫶Battants 💪On espère rien de grave pour tous ceux impliqués dans la chute ! com/p9budg1KbH— Tour de France™ (@LeTour) July 16, 2026 Cette année, les coureurs seraient-ils plus prudents ?
"Une impression partagée par Christian Guiberteau, directeur sportif chez Picnic-PostNL, pour qui "a priori, c'est plus un comportement aussi des coureurs, en premier, il y aurait peut-être une prise de conscience". ] Ce sont des petits détails : il y a un peu plus de respect entre eux pour garder la ligne, les commissaires font vraiment attention à ça en regardant la vidéo.
"Christian Guiberteau, directeur sportif Picnic-PostNLà franceinfo: sportPour les coureurs, la fatigue généralisée dans le peloton, après un début de Tour sur les chapeaux de roue, de la montagne dès la 3e étape et un parcours assez éprouvant, peut aussi expliquer cette prudence. "On est peut-être aussi, les sprinteurs et les trains, plus fatigués avec le rythme des étapes de montagne et accidentées", a également avancé Hugo Page.
Le parcours peut aussi être une explication sur un autre niveau, celui du tracé précis des étapes, à l'image du début de la deuxième semaine, qui a traversé le centre de la France. "On est dans une zone qu'on est habitués à pratiquer pendant le Tour Auvergne-Rhône-Alpes. Ce sont des petits villages, pas de grandes métropoles, beaucoup de routes de campagne donc moins de circulation, moins de trafic à gérer, des voitures parfois gérées sur le bas côté.
"On est sur des grandes lignes droites, a également noté Benjamin Thomas. C'est sûr, si on avait traversé beaucoup de villages, ça serait beaucoup plus nerveux. Mais maintenant, avec les oreillettes, on est prévenu de tous les îlots, on est prévenu des tous les ronds-points. " Et ce, malgré des journées de plus en plus rapides, en témoigne le record de vitesse battu entre Vichy et Nevers sur la 11e étape, à 50,9 km/h de moyenne.
Christian Guiberteau affirme aussi que "l'organisation essaie de faire le maximum pour sécuriser" alors que le sujet des chutes secoue le peloton depuis de nombreuses années. Avec notamment "un type de barrière plus éloigné pour les spectateurs", au milieu de "plein de petits détails" qui commencent peut-être à "porter [leurs] fruits". "






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