La France fait-elle fuir massivement ses contribuables les plus aisés ? À première vue, on pourrait croire que les riches désertent le pays. La proposition prévoyait également une « taxe de sortie », conçue pour empêcher les mouvements de capitaux qui avaient fragilisé l’ISF. Ses partisans estimaient que la taxe Zucman pourrait rapporter environ 20 milliards d’euros par an tout en ne concernant qu’environ 1 800 foyers.

Le texte a été adopté par l’Assemblée nationale l’an dernier, mais bloqué par le Sénat. Tout le monde ne pense pas qu’une taxation accrue du patrimoine entraîne forcément un exode. Les opposants, eux, considèrent que la France a déjà expérimenté nombre de ces idées.

Une longue tradition française de taxation du patrimoineEn 1982, le président François Mitterrand a instauré l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui frappait les actifs nets des contribuables les plus fortunés. De nombreux pays se sont positionnés pour attirer les grandes fortunes. Au final, la perte nette de 800 millionnaires ne représente qu’une infime partie de la population aisée française.

À mesure que les personnes et les capitaux deviennent plus mobiles, trouver cet équilibre devient de plus en plus difficile.