Que se passe-t-il quand on est seul, ou presque, sur scène ? On attire la lumière des projecteurs. C’est pour cela que l’ancien Premier ministre a décidé de ne pas prendre de vacances. Ces dernières heures, une vidéo d'un échange très sarkozyste entre Gabriel Attal et des gens du voyage, mardi en Vendée, tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Entouré de journalistes, le candidat à la présidentielle leur fait comprendre qu’ils occupent illégalement un terrain.

Le ton monte un peu, mais le candidat ne se dégonfle pas et va s’isoler avec un responsable du groupe. Commentaire de Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social X : "Gabriel Attal découvre le problème de la coexistence des sédentaires et des nomades. Ce n’est pas en méprisant les gens qu’on débloque ce type de conflit". Une interview qui ne passe pasDans le JDD, média aux mains du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré, Gabriel Attal dévoile une partie de son programme.

On apprend notamment que le Premier ministre d’Emmanuel Macron veut réformer le fonctionnement des institutions et supprimer 100 000 postes de fonctionnaires. "Immature, surexcité", s’exclame Dominique de Villepin à propos de Gabriel Attal comparé à un "étudiant en droit qui se rêve Premier consul".

Fait rare, cette réaction de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac est reprise par le Premier secrétaire du Parti socialiste sur les réseaux sociaux, Olivier Faure, qui dénonce un "concours de démagogie". L'entourage de Gabriel Attal assume sa position de "challenger" dans cette élection et parie sur le fait que ces déplacements vont lui permettre de rattraper son retard dans les sondages, notamment sur Édouard Philippe, son principal concurrent à droite.

L'ancien Premier ministre est encore ce jeudi matin à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône avec la France qui se lève tôt, pour montrer qu'il n’est pas déconnecté. Un reproche que lui font souvent ses opposants. C'est décidément une mauvaise semaine pour Gabriel Attal puisque son équipe a annoncé hier qu’après Raphaël Glucksmann, le candidat Renaissance avait lui aussi été la cible d’une ingérence étrangère en provenance de la Russie.