Une réponse qui n'a pas tardé. Plusieurs ministres et des chefs de partis français ont fustigé, dimanche 12 juillet, le "racisme crasseux" et la "haine" véhiculée par une tribune de l'ancien Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui évoque une équipe de France de football de "très haut niveau" mais "sans Français". "L'équipe de France ne comprend que des Français. La France n'est pas une nation ethnique, elle n'a pas de couleur de peau ou de religion.
C'est une nation politique rassemblée autour de la devise républicaine. L’équipe de France ne comprend que des Français. La France n’est pas une nation ethnique, elle n’a pas de couleur de peau ou de religion. C’est une nation politique rassemblée autour de la devise républicaine. N’en déplaise à la droite raciste.
co/KMnveREUIS— Olivier Faure (@faureolivier) July 12, 2026 "Hier une sénatrice du Paraguay, maintenant l'ancien Premier ministre d'Espagne : ils ne peuvent pas s'empêcher d'exprimer un racisme crasseux pour tenter d'énerver notre belle équipe de France", a abondé son homologue du Parti communiste français, Fabien Roussel. "C'est une haine méthodique et banalisée de la France""À chaque victoire des Bleus, les mêmes obsessions et insultes racistes ressurgissent.
Ce ne sont pas des 'dérapages'. C'est une haine méthodique et banalisée de la France et de ce qu'elle est", a tancé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou (Horizons), invitant la Fédération française de football à engager des "poursuites". Egalement interrogé sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a estimé que si cette déclaration "est exacte", elle "est absolument inacceptable".
La sortie de l'ancien dirigeant espagnol, dont le gouvernement avait chuté en 2018 sur fond de poursuites pour financement illégal de son parti, a aussi fait réagir en Espagne. "Que le meilleur gagne et que le racisme perde"L'ambassade de France à Madrid a aussi réagi sur les réseaux sociaux : "tous les joueurs de l'équipe de France sont français. Sur les 26 joueurs, 23 sont nés en France. Les trois qui sont nés à l'étranger sont également français".
"Il y en a qui mesurent encore l'appartenance par le nom de famille, le lieu de naissance ou la couleur de peau. D'autres la mesurent par l'attachement à un pays et la volonté d'y contribuer", déclare Pedro Sanchez. "L'Espagne est à ceux qui l'aiment et la font vivre. Pas à ceux qui la déshonorent par des déclarations xénophobes. France, on se retrouve en demi-finales [du Mondial 2026]. Que le meilleur gagne et que le racisme perde", conclut-il.






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