Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Des maisons à colombages, ornées de géraniums, des jardinières au balcon ou sur les fontaines. Dans la petite ville de Barr, en Alsace, les fleurs font partie intégrante de la carte postale et pas question de sacrifier une seule plante, malgré la sécheresse. Etienne Dallemagne, responsable des espaces verts de Barr (Bas-Rhin), explique : "On les arrose trois fois par semaine. On y fait attention, on les a plantées cette année."Comme dans beaucoup de départements, l'arrosage ici est strictement réglementé. Mais pour les jardiniers de Barr, l'eau ne manque pas, en tout cas pour l'instant. Grâce à une immense cuve de récupération d'eau de pluie enterrée il y a un an, elle peut contenir jusqu'à 120 millilitres. "Il reste un tiers de la cuve encore. Il faut à peu près 18 millilitres pour une semaine d'arrosage. Donc il reste une réserve d'eau pour deux semaines à peu près", ajoute Etienne Dallemagne.Un investissement de 170 000 euros qui permet à Barr de maintenir un haut niveau de fleurissement malgré les fortes chaleurs. Pour garder le label de ville fleurie, les élus misent aussi sur des massifs plus résistants. Nathalie Kaltenbach, maire (Divers droite) de Barr (Bas-Rhin), précise : "C'est tout à fait dans l'air du temps d'essayer de trouver effectivement des espèces qui nécessitent beaucoup moins d'eau. Il faut trouver d'autres moyens et j'imagine pas notre ville de Barr sans fleurs et sans verdure."Des choix différents face au manque d'eauEt les touristes non plus. Beaucoup viennent précisément pour admirer les fleurs. "C'est vrai que ça serait moins fleuri, ça serait pas l'Alsace", confie une touriste. Mais face à la sécheresse, certaines villes fleuries ont fait un choix différent. À Altkirch, depuis trois ans, la municipalité a réduit de moitié le nombre de plantes en pot. Bertrand Recht, adjoint au maire (Sans étiquette) d’Altkirch (Haut-Rhin), en charge de l’Urbanisme et du cadre de vie, détaille : "Là, nous sommes face à la vieille porte sur laquelle, par le passé, nous avions disposé des jardinières et qui, à présent, par nécessité de réduction de consommation d'eau, ont été supprimées."Et même si la ville est un peu moins fleurie, cette décision est saluée par les habitants.
L'un d'eux raconte : "On s'est pas rendu compte que ça avait baissé, mais c'est suffisant comme ça." En Alsace, 360 communes sont aujourd'hui labellisées villes et villages fleuris, un chiffre qui progresse d'année en année.
%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84720b3a761839804194.jpg&w=1600&q=75)





%3Aquality(50)%2F2026%2F08%2F18%2F6a84b1018d7d0574100803.jpg&w=1600&q=75)