Quatre départements sont placés jeudi 6 août en risque incendie "très élevé" alors que la Gironde se remet à peine d'un feu historique qui l'a ravagé pendant une dizaine de jours. Ces incendies sont l'une des conséquences du réchauffement climatique qui aggrave la sécheresse de la végétation. Le risque incendie va donc fortement augmenter en France d'ici 2050.

À lire aussi • Direct Incendie dans le Var : "certainement la journée la plus à risque de la saison" à cause du vent et des fortes chaleurs, selon les pompiers Dans le scenario le plus probable, c'est-à-dire que la température aura augmenté de 2,7°C dans l'Hexagone, la moitié des forêts métropolitaines seront à risque selon le ministère de la Transition écologique.

Quatre-vingts jours de risque élevé d'incendiesLa zone concernée par le risque élevé d'incendie va s'agrandir et remonter vers le nord, y compris dans des zones qui n'étaient pas concernées jusque-là. C'est ce qu'on appelle les nouveaux territoires du feu, dans lesquels la fréquence des incendies va augmenter à l'horizon 2030-2050. C'est le cas par exemple de l'Île-de-France et de la Loire. Enfin la période de risque d'incendie sera plus longue.

Le ministère de la Transition écologique s'attend à ce qu'il y ait deux fois plus de jours dans l'année pendant lesquels ce risque sera très élevé. Le pourtour méditerranéen est particulièrement concerné par cette augmentation du risque de feu. Dans les Bouches-du-Rhône et le Gard par exemple, le ministère de la Transition écologique prévoit jusqu'à quatre-vingts jours de risque élevé d'incendies par an en 2050, soit presque un quart de l'année.

Toute la France concernée en 2100À l'horizon 2100, dans une France à +4°C, le ministère de la Transition écologique envisage que toute la France soit confrontée à un risque élevé d'incendie. Ces incendies ont de graves conséquences, non seulement humaines, mais aussi environnementales. Tout d'abord, ils détruisent de gigantesques surfaces de forêt, or ce sont les arbres qui produisent l'oxygène que nous respirons.

De plus, ces incendies polluent l'air en dégageant notamment des particules fines (PM25) et ultrafines (PM0,1) responsables de cancers, de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Enfin, les flammes produisent aussi du dioxyde de carbone qui va à son tour augmenter le réchauffement climatique.