Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Il est à peine 9 heures et il y a déjà beaucoup de monde sur la plage. Le mercure affiche 32°C. "Les nuits sont dures et c'est pour ça qu'on vient à la plage le matin assez tôt pour profiter un petit peu de la "fraîcheur", partage une femme. "Il a fait 30°C cette nuit. Il fait très chaud. On souffre de cette chaleur", déplore un homme. Et ça va continuer mercredi 5 août.

Depuis plusieurs semaines, le Sud-Est souffre. Mais à Juan-les-Pins (Alpes-Maritimes), il y a un autre problème. "C'est très humide, on est un peu collants. On se rend compte quand on remet un t-shirt", remarque un vacancier. Le taux d'humiditéÀ Juan-les-Pins, on attend 34°C mercredi après-midi. Mais la température ressentie sera de 43°C. Comment expliquer une telle différence ?

"On peut avoir une chaleur très sèche, il peut faire 40-45°C, mais si le taux d'humidité est plutôt faible, entre guillemets, ça va. Mais à partir, par exemple, de 30°C, si on a un air très humide, ça peut être beaucoup plus difficile à supporter. Pourquoi ? Les plagistes sont en première ligne. Au mois d'août, pas un matelas n'est disponible, 150 à 200 clients par jour. Il faut aussi affronter la chaleur et l'humidité.

"Dès le matin il fait très très humide, on a l'impression qu'il fait déjà 35°C. Pour Nathalie Romano, directrice de l'Epi Beach à Juan-les-Pins depuis plusieurs années, 2026 semble marquer un tournant. "C'est très compliqué cette année, moi qui n'ai jamais souffert de la chaleur, c'est vrai que cette année on a du mal. On surveille nos équipes, on surveille nos clients, il faut boire beaucoup d'eau, on les hydrate, on leur rappelle ça toute la journée", affirme-t-elle.

Météo-France ne prévoit pas d'accalmie. La vigilance orange "canicule" est pour l'instant reconduite jusqu'à jeudi minuit.