Encore dans un état "satisfaisant" il y a quelques semaines, les nappes phréatiques métropolitaines ont vu leur état se dégrader en raison du manque de pluies persistant et de la canicule de juin : plus de la moitié présentent désormais des niveaux sous les normales, a annoncé mardi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Cette "baisse généralisée" s'explique par "un déficit de pluies efficaces depuis le mois de mai sur tout le territoire avec notamment une sécheresse plus marquée et des températures élevées au mois de juin", précise le BRGM dans son bulletin mensuel. À lire aussi Plus étendues, plus précoces, et n'épargnant aucune région de l'Hexagone...
Des prévisions "incertaines" pour l'étéAu 1er juillet, 54% des nappes présentent des niveaux sous les normales, soit une totale inversion de tendance par rapport à début juin où la situation était "globalement satisfaisante", avec 58% des points d'observation au-dessus ou autour des normales. Jusqu'à maintenant, la bonne recharge hivernale avait permis de maintenir le niveau de certaines nappes, mais cela pourrait ne plus suffire.
Actuellement la situation est "contrastée", juge le BRGM. Certaines nappes, comme celle des calcaires de Beauce et d'Armagnac, affichent des niveaux modérément hauts. À lire aussi Santé, économie, agriculture, forêts… Les effets délétères de la canicule continuent de se faire sentir malgré la baisse des températures Mais beaucoup sont modérément basses, voire déjà basses comme dans le socle limousin et une partie des nappes du Grand-Est.
Pour le reste de l'été, les prévisions "demeurent incertaines", précise le BRGM.

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