Un bilan encore partiel, qui risque de s'alourdir au fil des remontées statistiques. Environ 10 000 morts supplémentaires ont déjà été répertoriées par les instituts nationaux de sept Etats (Allemagne, France, Belgique, Espagne, Pays-Bas, Suisse et Luxembourg) entre le 22 et le 28 juin – pic de la canicule dans plusieurs pays. Plus de 2 000 morts supplémentaires en FranceCe décompte peut encore évoluer.

Les données provisoires de la plateforme européenne de surveillance de la surmortalité (EuroMOMO) évoquent également une hausse importante lors de cette dernière semaine de juin, avec 14 260 morts excédentaires. Ce modèle statistique est alimenté par les remontées officielles de 24 pays, représentant près de 400 millions d'habitants.

"À notre connaissance, il n'y a pas d'autres causes à cette surmortalité que la chaleur, et c'est assez dramatique", a expliqué à l'AFP Lasse Vestergaard, épidémiologiste au centre de recherche danois Statens Serum Institut et coordinateur d'EuroMOMO. Il appelle à la prudence dans l'interprétation des derniers chiffres, encore provisoires. Pour l'organisme, il faut quatre semaines pour que les estimations soient suffisamment consolidées.

En France, plus de 2 000 morts supplémentaires ont été enregistrées la semaine 26 par rapport à la précédente, d'après Santé publique France.