Donald Trump a loué, lors d'un sommet de l'Otan, mardi 7 juillet à Ankara (Turquie) les qualités de son "ami" le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en réservant ses piques aux alliés européens. En colère contre l'Europe, qu'il accuse depuis des semaines de l'avoir laissé tomber pendant la guerre en Iran, le président américain n'est toutefois pas allé cette fois au-delà des critiques qu'il lance depuis des semaines.

Il a même trouvé un mot aimable pour la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni dont il a jugé, après une récente passe d'armes, qu'elle était "quelqu'un de bien, en fait". L'an dernier, le président américain avait obtenu des Européens et du Canada qu'ils s'engagent à consacrer au moins 5% de leur produit intérieur brut (PIB) à leur sécurité.

L'Ukraine veut toujours rejoindre l'OtanPour tenter de prévenir tout nouvel accès de colère, le chef de l'Otan Mark Rutte a annoncé mardi plusieurs contrats d'armement, dans l'espoir de convaincre Donald Trump du sérieux des Européens à renforcer leurs capacités de défense. Le président Volodymyr Zelensky est aussi arrivé mardi à Ankara.

Il a réclamé que son pays, qui dispose désormais d'une des industries de défense les plus performantes d'Europe, rejoigne l'Alliance au plus vite pour la rendre plus forte. ", a-t-il lancé devant un parterre d'industriels et de responsables de l'Otan. Plusieurs pays de l'Otan y sont favorables, mais les Etats-Unis s'y opposent.