Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Depuis plusieurs semaines, toute sa vie tient dans un petit camion. Florian Djukanovic est l'un des sinistrés de la commune du Porge (Gironde). Dans l'incendie, il a tout perdu : son logement, mais aussi son outil de travail, son restaurant. Empêtré dans les dossiers pour les assurances, il pense déjà à la réouverture qu'il espère au printemps prochain. Mais pour cela, il faut reconstruire rapidement, avec l'aide de l'État.
Et ses demandes sont simples : "Une bulle réglementaire, une fluidification de toutes les procédures administratives, parce qu'il y a beaucoup de gens qui sont sur le carreau. Là, il y a un autre feu qui couve et il est d'ordre économique et social. Il faut impérativement le traiter".À quelques kilomètres de là, la plage du Porge n'a pas été touchée par les flammes. L'école de surf familiale de Pierre Vienne est toujours debout, mais elle reste désespérément déserte, faute de touristes. "C'est le vide, on ne peut pas payer les moniteurs, on ne peut pas payer nos frais avec si peu d'élèves. Nous, on a raté la saison, on le sait, et on attend vraiment du Premier ministre et des personnes qui gouvernent de nous aider au cas par cas", affirme le gérant de l'école de surf Skeepskool."On ne peut pas travailler comme ça"Au-delà des aides, c'est toute une manière de vivre qu'il faut changer. Et c'est le combat du maire de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde). Les 33 000 habitants de sa commune ont dû être évacués à la hâte. Pour éviter un nouveau traumatisme, il réclame un plan de long terme face au réchauffement climatique. "Changer de budget tous les ans, un coup on a les crédits, un coup on ne les a plus, un coup ceci est permis, un coup c'est interdit... On ne peut pas travailler comme ça, c'est terminé. Si on ne peut pas le faire, beaucoup de régions vont devenir, hélas, quasiment inhabitables", regrette Stéphane Delpeyrat-Vincent.Lundi 17 août, le maire PS se dit déçu des annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu, qu'il qualifie de rustines. Il espère que la campagne présidentielle sera l'occasion de débattre vraiment de l'adaptation au réchauffement climatique.
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