Des frappes israéliennes sur Gaza ont tué samedi sept personnes et gravement endommagé des entrepôts de fournitures médicales d'un hôpital, ont déclaré des hôpitaux et les autorités locales. Elles interviennent après l'annonce par le président américain Donald Trump, puis par le Hamas palestinien, d'un accord pour mettre fin à la guerre, qu'Israël n'a pour l'heure pas officiellement confirmé.

Une personne a été tuée et plusieurs blessées après une frappe sur Gaza-ville, selon l'hôpital al-Chifa qui a reçu les victimes. L'armée israélienne, contactée par l'AFP, a évoqué une frappe ayant visé "un terroriste du Hamas" dans la zone. A Deir al-Balah dans le centre de la bande de Gaza, une autre frappe a tué une personne, selon l'hôpital al-Aqsa qui a reçu la dépouille.

Le Hamas appelle à "mettre la pression sur Israël pour qu'il arrête de violer le cessez-le-feu"Une troisième attaque a ciblé, selon la Défense civile, un entrepôt de stockage de fournitures médicales de l'hôpital Al-Aqsa, faisant des dégâts importants, d'après le ministère de la Santé du territoire. "Des quantités vitales de biens et fournitures médicales à l'intention des patients sont inutilisables ou détruites", a condamné le ministère.

L'armée israélienne a de son côté assuré "se renseigner" sur ce dernier fait. Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre dernier, et les frappes israéliennes sur le territoire sont restées très régulières. Depuis octobre, au moins 1 222 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

L'armée israélienne rapporte avoir perdu cinq soldats dans la bande de Gaza durant la même période, ainsi qu'un employé civil sous contrat.