Pour Andy Burnham , c'est une "tragédie". Le Premier ministre britannique a appelé au calme, samedi 15 août, au lendemain de la mort de Jason Arday, un professeur noir de Cambridge accusé de plagiat.

"Ce n'est pas le moment de porter des jugements hâtifs. C'est plutôt un moment de réflexion pour comprendre comment on en est arrivés là", a déclaré le dirigeant travailliste.

Jason Arday a été retrouvé mort vendredi après-midi dans le quartier de Battersea, dans le sud de Londres. La police a indiqué que son décès n'était pas considéré comme suspect.

"Au-delà d’un simple désaccord académique"

L'homme de 41 ans avait démissionné de son poste de professeur de sociologie de l'éducation le 5 août face à des accusations de plagiat. En 2023, il était devenu le plus jeune professeur noir de la prestigieuse université.

"Ce que j’ai vécu est allé bien au-delà d’un simple désaccord académique. Les accusations incessantes, les spéculations et les commentaires publics ont eu de profondes répercussions sur moi", avait-il alors écrit dans son communiqué.

Les doutes s'étaient accumulés sur ses travaux mais aussi ses affirmations sur son parcours jusque-là considéré comme modèle. Il était accusé d'avoir plagié certaines parties de sa thèse de doctorat, ce qu'il niait.

Pour ses défenseurs, le racisme a motivé une partie de l'examen pointilleux de son parcours.

Cette affaire a alimenté des soupçons sur les critères de recrutement de chercheurs issus de la diversité, sur fond de vive guerre culturelle dans des universités.