Un feu encore intense en Grèce. Un gigantesque incendie brûle depuis quatre jours à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest d'Athènes. Une quinzaine de localités ont été évacuées au total. Les pompiers éprouvaient durant le week-end les plus grandes difficultés à contrôler les flammes, à cause des vents violents qui soufflaient à plus de 100 km/h clouant des appareils bombardiers d'eau au sol. À lire aussi "Quand je suis arrivé dans ma rue, je n'ai vu que ma cheminée" : des milliers de sinistrés touchés par les feux de forêts dans l'État de Washington aux États-Unis Ce sont en tout 500 pompiers et environ 200 véhicules qui sont engagés dans la bataille contre le feu. Une vingtaine d’appareils, avions et hélicoptères sont aussi mobilisés. Après les vents déchaînés et l’impuissance des derniers jours, ils peuvent enfin intervenir normalement."Nous menons un combat inégal"
Le gouvernement l'a répété : si la Grèce a beaucoup investi dans la lutte contre les incendies, ce qui ne l’empêche pas d’être dépassée par la situation actuelle. "Nous menons un combat inégal face aux conséquences de la crise climatique", a déclaré lundi matin un membre du gouvernement.Depuis les incendies des dernières années, la Grèce a renforcé les mesures de prévention, avec des opérations de débroussaillement plus systématiques et la surveillance par drones, mais aussi sa capacité d’intervention. Il y a actuellement 18 000 pompiers beaucoup plus que les années précédentes et une flotte opérationnelle d’environ 80 appareils. La Grèce sera le premier pays européen à recevoir, à partir de 2028, sept avions Canadair de nouvelle génération.






