De nouvelles exécutions en Iran. La justice a annoncé, dimanche 19 juillet, la pendaison à l'aube de deux hommes présentés comme responsables de la mort de policiers lors des manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en décembre et janvier.
Selon le pouvoir judiciaire, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi "ont attaché des policiers à un panneau de signalisation avec des cordes, les ont blessés à coups de pierres, les ont aspergés d'essence et incendiés" à Ispahan, dans le centre du pays. L'acte d'accusation affirme que les deux hommes exécutés avaient "filmé la scène du meurtre et transmis les images à des chaînes" de télévision à l'étranger.
À lire aussi Il n'y a jamais eu autant d'exécutions capitales en Iran depuis 35 ans, selon deux ONG Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales qui ont culminé les 8 et 9 janvier. Selon différentes organisations, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.
Les autorités ont exécuté au moins 1 639 personnes en 2025, un record depuis 1989, précisent Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort, dont le siège est à Paris.






