L’Arabie saoudite a craqué. Le royaume du Golfe a participé, mercredi 29 juillet , à des frappes conjointes avec les États-Unis contre des milices pro-iraniennes en Irak . C’est la première fois depuis le début de la guerre entre l’Iran et les États-Unis et Israël fin février, que Riyad intervient militairement dans ce conflit aux côtés de Washington.

Ces bombardements américano-saoudiens inédits "ont visé plusieurs centres logistiques et dépôts d’armes", a affirmé le Commandement central américain pour le Moyen-Orient (CentCom). L’état-major américain a précisé que ces installations étaient directement sous le contrôle de groupes répondant aux instructions des Gardiens iraniens de la révolution.

Quand l'Arabie saoudite misait sur la retenue

Les autorités saoudiennes ont, quant à elles, assuré agir en "situation de légitime défense". Depuis le début de la semaine, Riyad accuse ces groupes en Irak de lancer des drones visant ses installations énergétiques.

De son côté, les Hachd al-Chaabi (unités de Mobilisation populaire), une coalition de milices chiites en Irak dont les plus importantes sont pro-iraniennes, a affirmé qu’une vingtaine de ses membres avaient péri lors de ces frappes.

"C’est un changement majeur dans l’attitude de l’Arabie saoudite après des mois marqués par une importante retenue de la part de Riyad", souligne Toby Matthiesen, historien spécialiste du Moyen-Orient et de l’islam à l’université de Bristol.

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