Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Sous les toits, à Lyon (Rhône), Pierre-Louis Guedon vit dans la fournaise malgré ses multiples astuces. "J'ai installé des couvertures de survie sur le Velux ici, sur les deux fenêtres par là-bas et il y a un ventilateur qui m'accompagne, que ce soit en bas ou sur la mezzanine quand je dors", précise-t-il.

Le jeune homme se dit exténué : "On ne récupère pas, on sent que le corps est mis à rude épreuve."Après cette nouvelle canicule au mois d'août, les organismes fatiguent. "Ça tire forcément, parce que les gens ne se couchent pas forcément plus tôt, donc on sent qu'on est quand même moins efficace", admet un riverain.

Une jeune femme complète : "J'ai des problèmes d'anémie. C'est vrai qu'il y a toujours cette peur d'avoir un malaise avec les transports parisiens, les métros, etc."Des températures plus clémentes d'ici la fin aoûtDes températures record pour la journée et une absence de fraîcheur la nuit qui rend ces épisodes difficiles à supporter, car le corps n'a pas le temps de récupérer. Malgré la baisse du mercure, il va falloir un peu de temps pour se remettre de la chaleur. "Il faut que vous puissiez avoir des températures de repos en dessous de 24 degrés, pour que votre corps puisse retrouver ses capacités physiologiques, ses capacités cognitives, ce qui est encore loin d'être le cas à la fin d'un épisode de canicule. Vous avez encore 3-4 jours d'inertie calorique au niveau des appartements et vous ne retrouverez cette fraîcheur qu'au bout d'une semaine", explique Wilfrid Sammut, médecin urgentiste.Les prévisionnistes annoncent des températures plus clémentes d'ici la fin du mois d'août.