"Jamais la question de 'qui habite où' est un objet de choix en matière de déploiement opérationnel des pompiers", défend, jeudi 6 août, sur franceinfo le président du département de la Gironde, Jean-Luc Gleyze. Il répond à la polémique suscitée par des habitants du Porge, ce village sinistré, qui disent avoir été "sacrifiés" au profit d'autres dans la lutte contre l'incendie qui s'est déclaré le 22 juillet dernier à Saumos et a parcouru 42 000 hectares.

"En Gironde comme ailleurs, le Sdis est un service public, au service de toutes et tous", rappelle Jean-Luc Gleyze. "Les chiffres parleront""Il y a eu des forces sur Le Porge, qui sont restées et ont même été consolidées au fil du temps, les chiffres parleront. Il y a eu aussi une défense de Lège-Cap-Ferret, qui n'est pas le Cap-Ferret, où un certain nombre de maisons ont brûlé", affirme le président de la Gironde.

"En tout cas, l'objectif premier des sapeurs-pompiers, qui était de sauver toutes les vies, a été rempli. ""Environ 90% des maisons d'habitation concernées, dans un rayon de 50 à 100 mètres de l'incendie, ont pu être sauvegardées", se réjouit-il. "Le bourg du Porge a été sauvegardé"Selon lui, "le bourg du Porge a été sauvegardé". "Si vous regardez les endroits où les maisons ont brûlé, c'est à l'extérieur du bourg. Ce n'est pas une question de densité de population.

"Jean-Luc Gleyze met en avant les résultats de traçabilité du Sdis : "Le feu est passé plusieurs fois sur Le Porge, avec beaucoup d'intensité. Ce n'est pas une question de choix géographique ni de densité de population, c'est une réalité de la dynamique du feu elle-même", assure-t-il, disant être "assez ahuri" face aux accusations de favoritisme.