Au classement général du Tour de France féminin, Cédrine Kerbaol est la première Française, en troisième position. Après quatre étapes, les écarts se creusent rapidement entre les leaders des grandes équipes et les formations de deuxième division. Pour Solène Muller, l'organisation est millimétrée : "Pendant le stage de préparation, j'ai emmené mon ordinateur pour faire un peu de télétravail.

"Difficile de faire les deux"La pratique sportive devient un défi quotidien pour ces athlètes. "Moi, par exemple, je m'entraîne le matin. L'après-midi, je vais au travail alors que les autres se reposent dans leur canapé. Elles prennent soin de leur récupération. Océane Mahé, professionnelle depuis trois ans, complète ce constat : "Je suis un tout petit peu au-dessus du Smic donc ce n'est pas fou. Si j'étais ingénieure, je serais sûrement mieux payée que ça.

"Face à la précarité du statut sportif, le diplôme reste une priorité : "Une carrière, ce n'est pas éternel. Quand on a 30, 35, voire 40 ans pour celles qui durent le plus longtemps, il faut trouver autre chose après", souligne Océane Mahé. " Depuis 2020, un salaire minimum est prévu pour les coureuses. Il a augmenté chaque année depuis, sauf en 2026.