On aura bien droit à une revanche de l'Euro 2024 entre l'équipe de France et l'Espagne, mardi 14 juillet à 21 heures du côté de Dallas. Dominatrice, la Roja avait pris les devants à la demi-heure de jeu grâce à Fabian Ruiz (30e), avant que les coéquipiers de Jérémy Doku ne réagissent sur l'une de leurs rares situations avant la pause, sur une belle tête de Charles de Ketelaere (41e).

La deuxième période fut plus ouverte, avec des situations de chaque côté (De Cuyper à la 55e, Oyarzabal à la 62e). La sortie de Courtois a précipité la fin pour les Diables RougesIl serait beaucoup trop réducteur de résumer cette élimination belge à la sortie prématurée de son gardien de but.

Limités offensivement, tranchants uniquement sur quelques contres, courant la plupart du temps après le ballon, les Diables Rouges ont résisté et réagi plus qu'ils n'ont véritablement pris le match en main, vendredi. Mais la perte de Thibaut Courtois a été, rétrospectivement, un sacré coup sur la tête de l'équipe de Rudi Garcia, déjà contraint de revoir ses plans en avant-match avec le forfait de dernière minute de Youri Tielemans.

À lire aussi La France rejointe par l'Espagne en demies, la Norvège d'Haaland défie l'Angleterre de Kane en quarts... Découvrez le tableau final de la Coupe du monde 2026 Impuissant sur le premier but espagnol, en ayant repoussé la frappe de Dani Olmo qui revenait sur le buteur, Fabian Ruiz, le portier du Real Madrid a été un rempart fiable... jusqu'à une douleur à la cuisse gauche qui l'a empêché de poursuivre la partie.

Sur le banc, le portier de Manchester United Senne Lammens a remplacé le malheureux au pied levé et, sur la première vraie parade à effectuer, celui-ci a été coupable d'une faute de main cruelle, qui a profité à Mikel Merino (88e). com/u3TOrEK7Cx— M6 - Coupe du Monde de la FIFA 2026™ (@M6) July 10, 2026 Plutôt que de rejeter la faute sur Lammens, il convient davantage d'insister sur la vista du joueur d'Arsenal.

Entré en jeu deux minutes plus tôt, le milieu de terrain - ou attaquant, selon les systèmes et les envies - a montré à quel point il était décisif en sortie de banc. En huitièmes de finale face au Portugal, il avait déjà fait le coup en entrant à cinq minutes de la fin, suffisant pour inscrire le but de la victoire.

À lire aussi Le Portugal de Cristiano Ronaldo éliminé au forceps par l'Espagne en huitièmes de finale de la Coupe du monde Merino sera assurément un homme à surveiller pour les Bleus mardi soir, mais la réflexion vaut plus globalement pour l'ensemble de l'équipe espagnole. Avec Pedri, Gavi, Mikel Merino, Martin Zubimendi, Nico Williams ou encore Ferran Torres sur le banc au coup d'envoi face à la Belgique, la Roja n'a absolument rien à envier à la France.

Si elle a laissé entrevoir quelques failles en défense que les joueurs de Didier Deschamps seraient bien inspirés d'exploiter, la Roja a démontré qu'elle savait être froide et clinique si besoin. Ce fut d'ailleurs déjà le cas il y a deux ans en demi-finales de l'Euro, face à ces mêmes Bleus (victoire 2-1).