Il s'agit de l'une des amendes les plus élevées prononcées par Bruxelles. En réponse, l'entreprise a dénoncé une amende "disproportionnée", sans préciser si elle ferait appel. La société AliExpress a été sanctionnée, après plus de deux ans d'investigations, pour avoir manqué à ses obligations résultant du règlement européen sur les services numériques, le DSA.

"Des jouets et des cosmétiques dangereux" en venteLa Commission européenne estime notamment que le système de détection des produits interdits à la vente mis en place par AliExpress ne fonctionnait pas du tout au moment du début de son enquête, en mars 2024. De plus, les vendeurs malintentionnés pouvaient très facilement contourner les systèmes de vérification de la conformité des produits, parce que les équipes dédiées étaient sous-dimensionnées.

Dans le cadre d'une enquête menée en parallèle, la Commission avait précédemment infligé à Temu, autre plateforme chinoise très populaire en Europe, une amende de 200 millions d'euros fin mai, là aussi pour avoir permis la distribution de produits illégaux. L'entreprise a contesté cette sanction.