La Fédération internationale de football (Fifa) licencie le Brestois Kevin Lamour, numéro trois de l'instance, assure mardi 18 août une source proche du dossier à la Direction des sports de Radio France, confirmant une information de The Athletic. L'instance a mis fin lundi 17 août, dans la matinée, avec effet immédiat au contrat de son directeur des opérations. À lire aussi Connivence avec Donald Trump, soif financière… Pourquoi les tensions s’accumulent-elles autour du président de la Fifa, Gianni Infantino ? Kevin Lamour s'est récemment opposé au projet du président Gianni Infantino d'ouvrir la Fifa à des investisseurs privés, projet finalement abandonné le 1er août. "Il s'agit d'un projet d'une seule personne", "les salariés ont été trompés. Ils méritent mieux que le mépris et l'intimidation", tâcle le désormais ancien cadre dans un communiqué publié par l'agence américaine Associated Press le mois dernier.
Kevin Lamour avait même ajouté : "Si je perds mon emploi, au moins je dormirais tranquille". À sept mois de l'élection du président de la FifaSon licenciement a lieu à sept mois de la prochaine élection à la tête de la Fifa. Pour l'instant, Gianni Infantino est le seul candidat à sa succession. Il brigue un troisième mandat, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat, avec la nécessité d'une majorité des 211 fédérations membres pour décrocher un nouveau et dernier mandat de quatre ans.L'Italo-Suisse Gianni Infantino, qui a multiplié les projets clivants, a annoncé le 28 juillet vouloir créer une société extérieure (la Fifa Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance, et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés. Présenté à la surprise générale après avoir fuité dans la presse, le projet a finalement été retiré face à l'opposition de nombreux acteurs du foot, dont la confédération européenne (UEFA).Un projet très critiquéPlusieurs cadres de la Fifa ont pris leurs distances ces derniers jours avec Gianni Infantino, dont Arsène Wenger, actuel directeur du développement du football mondial au sein de l'instance. Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a démissionné le 31 juillet, disant s'opposer "catégoriquement" au projet. La puissante UEFA, qui avait brandi la menace d'un boycott des Coupes du monde pour avoir gain de cause, a dit avoir "perdu confiance" en Gianni Infantino, et la Concacaf (confédération nord-américaine et des Caraïbes) a demandé une "mise à plat complète" de la gouvernance du président de la Fifa.
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