Cela suffira-t-il à calmer les critiques ? Assaillie de reproches après son projet avorté d'ouverture à des investisseurs privés, la direction de la Fifa a reconnu des "erreurs" et présenté des "excuses", à l'issue d'une réunion de crise au Maroc, mercredi 5 août. L'organisation a néanmoins réaffirmé un "plein soutien" à son président, Gianni Infantino. À lire aussi Pression de l'UEFA, démission de son conseiller principal, fédérations qui retirent leur soutien...

Pourquoi la réélection à la tête de la Fifa promise à Gianni Infantino est-elle en danger ? La direction de la Fifa a diffusé en fin de soirée un communiqué dans lequel elle reconnaît que "des erreurs ont été commises après la fuite de la proposition dans les médias".

Pour autant, "tout ce qui a été fait l'a été dans le strict respect du cadre réglementaire de la Fifa", insistent les auteurs du texte, qui ont également "réaffirmé leur plein soutien au président de la Fifa, Gianni Infantino", attaqué de toutes parts ces derniers jours.

Scrutin prévu en mars 2027L'Italo-Suisse Gianni Infantino, qui a multiplié les projets clivants, a annoncé le 28 juillet vouloir créer une société extérieure (la Fifa Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance, et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés.

Présenté à la surprise générale après avoir fuité dans la presse, le projet a finalement été retiré dans la nuit de vendredi à samedi face à l'opposition de nombreux acteurs du foot, dont la confédération européenne (UEFA). À lire aussi "Tournant majeur", "ligne franchie"...

On vous explique pourquoi le projet de la Fifa de vendre des parts de la Coupe du monde fait polémique Plusieurs cadres de la Fifa ont pris leurs distances ces derniers jours avec Gianni Infantino, dont Arsène Wenger, actuel directeur du développement du football mondial au sein de l'instance. Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a démissionné le 31 juillet, disant s'opposer "catégoriquement" au projet.

La puissante UEFA, qui avait brandi la menace d'un boycott des Coupes du monde pour avoir gain de cause, a dit avoir "perdu confiance" en Gianni Infantino, et la Concacaf (confédération nord-américaine et des Caraïbes) a demandé une "mise à plat complète" de la gouvernance du président de la Fifa.

L'Italo-Suisse de 56 ans est pour l'instant le seul candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la Fifa, lors d'un scrutin qui se déroulera en mars 2027 à Rabat, et a besoin d'une majorité des 211 fédérations membres pour décrocher un nouveau et dernier mandat de quatre ans.