Quand il fait très chaud, les polluants dégagés par la circulation et l'industrie se transforment en ozone.

C'est une réaction chimique bien connue : la chaleur et les rayons du soleil accélèrent la formation de ce gaz corrosif. Il irrite les yeux, le nez et dans certains cas plus graves, il peut causer des troubles respiratoires et des crises d'asthme.Avec le changement climatique, les épisodes se multiplient, rendant cette année 2026 exceptionnelle. En Île-de-France, le premier pic de pollution est arrivé dès la canicule historiquement précoce du mois de mai. D'autres épisodes ont suivi au rythme des vagues de chaleur. Vendredi 14 août, un dépassement "du seuil d'information et de recommandation fixé à 180 µg/m³", était attendu, selon le préfet de police de Paris. À lire aussi Airparif enregistre "un nombre d'épisodes de pollution à l'ozone bien plus important" avec la répétition des canicules en Île-de-France Cette pollution se concentrait autrefois dans quelques régions, en particulier dans le Sud-Est. Mais aujourd'hui, les vagues de chaleur touchent toute la France et par conséquent, l'ozone gagne du terrain. D'autant plus qu'il est l'un des rares polluants dont les concentrations ne diminuent pas au fil des années, en dépit de l'amélioration globale de la qualité de l'air. Plusieurs épisodes de pollution à l'ozone sont actuellement en cours en Île-de-France et dans les Bouches-du-Rhône où les autorités ont pris des mesures pour limiter le trafic routier notamment. Selon une étude d'une ONG britannique, pendant la seule canicule de juin, deux-tiers des habitants de l'Union européenne, (soit 300 millions de personnes dont 100 millions d'enfants) ont respiré un taux dangereux d'ozone, au-dessus des seuils recommandés. Global Witness a observé qu'entre le 21 et le 28 juin, la concentration d'ozone au niveau du sol a dépassé 190 µg/m³ (moyenne sur une période de huit heures) dans certaines régions d'Europe. Le seuil d'exposition de 100 µg/m³ fixé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ainsi que la limite de 120 µg/m³ établie par l'Union européenne (UE) ont été dépassés sur une grande partie du continent.