L'impact est aussi économique. "Cette situation a un impact économique réel. Pour la sécheresse de 2022, ce coût avait été évalué à 5,6 milliards d'euros, dont 3,5 milliards pour les seules fissures des maisons individuelles liées au retrait-gonflement d'argile, 1,1 milliard de pertes de production agricole et une production hydroélectrique en recul de 20%", a-t-elle rappelé.

La nouvelle vague de chaleur va accentuer la sécheresse"Aujourd'hui, plusieurs indicateurs montrent des niveaux comparables à ceux de la sécheresse historique de 1976 ou à celle de 2022", a dit la ministre. La France compte actuellement 99 départements concernés par une mise sous surveillance pouvant faire l'objet de restrictions à l'usage de l'eau, dont 62 considérés comme en "crise". "Respecter les mesures de restriction n'est pas un choix, c'est un devoir.

Si j'ai conscience des difficultés auxquelles les agriculteurs font face, il n'est pas acceptable que les règles soient enfreintes", a insisté la ministre. La semaine dernière, la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, avait appelé les exploitants à ne pas respecter les interdictions et restrictions d'irrigation prises face à la sécheresse.