Les autorités du Guatemala ont déclenché mardi 4 août une alerte rouge – le niveau le plus élevé – après l'éruption du Fuego, un volcan situé à 35 km à vol d'oiseau de la capitale. La mise en garde concerne les départements de Sacatepéquez, Chimaltenango et Escuintla, a précisé sur X l'agence de coordination nationale dans la lutte contre les catastrophes (Conred).
Considéré comme l'un des plus actifs d'Amérique centrale, le Fuego est entré en phase éruptive lundi matin et son activité s'est amplifiée au cours de la nuit. Des torrents de lave ont coulé le long de ses flancs, et d'immenses colonnes de gaz et de cendres se sont élevées dans le ciel. Des enfants réunis sur une place de la commune d'Alotenango (Guatemala), le 4 août 2026, alors que le volcan Fuefo est entré en éruption.
(JOHAN ORDONEZ / AFP) Les autorités avaient quelques heures auparavant émis une alerte orange ("danger"), tandis que l'évacuation de centaines de personnes a débuté lundi soir dans certains hameaux. Le ministère de l'Education, de son côté, a suspendu les cours en présentiel dans les écoles de trois localités proches. La phase "la plus intense" de l'éruption encore en coursAucun chiffre précis sur le nombre des personnes déplacées n'a été communiqué pour le moment.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, la porte-parole de la Conred, Valeria Urizar, a appelé la population à effectuer une "auto-évacuation" si "les conditions représentent un risque pour leur vie". Ces dernières années, plusieurs évacuations massives ont été prononcées après des éruptions du Fuego, qui culmine à 3 763 mètres d'altitude.
) L'Institut de vulcanologie a précisé, dans son dernier rapport sur la situation, que la "phase la plus intense de l'éruption" était encore en cours. La descente de matières brûlantes pourrait encore augmenter sur les flancs sud-est, sud-ouest et sud du Fuego. "L'augmentation en quantité et en dimensions de ces courants" vers la base du volcan "constitue la principale menace pour les localités" proches, a-t-il averti.
La colonne de cendres volcaniques, qui pourrait atteindre jusqu'à 7 000 mètres est également suivie de près, notamment pour ses potentielles conséquences sur le trafic aérien.






