Confronté à des manifestations dans la partie du Cachemire qu’il administre, le gouvernement pakistanais interdit à tout individu travaillant pour un média étranger de couvrir l’actualité hors des trois principales villes du pays. Une atteinte flagrante à la liberté de la presse qui risque d’être parfaitement contre-productive, note la presse pakistanaise et étrangère.

Un policier tient la garde devant un groupe de femmes qui s’apprêtent à aller voter à Muzaffarabad afin d’élire les députés au Parlement du Cachemire pakistanais. PHOTO SAJJAD QAYYUM/AFP Partager Écouter l’article Ajouter aux favoris Des règles “orwelliennes” … Dans un éditorial publié ce jeudi 6 août et intitulé “Mauvaise presse”, la rédaction du principal quotidien du pays, Dawn, condamne avec fermeté les “directives de facilitation du travail des médias étrangers” que le gouvernement a annoncées la veille. Des directives censées “fournir un mécanisme administratif” de vérification, de coordination et de facilitation de l’accès aux publications étrangères, poursuit l’article, qui cite le gouvernement. Or “il apparaît clair que la ‘facilitation’ n’est manifestement pas l’objectif visé par ces règles”, tranche Dawn .

Selon ces directives, détaille The New York Times , tout Pakistanais travaillant pour une organisation de presse internationale devra obtenir une autorisation gouvernementale pour effectuer des reportages ailleurs que dans la capitale, Islamabad, et dans les deux plus grandes villes du Pakistan, Karachi, dans le sud, et Lahore, dans l’est. De fait, quiconque travaillant pour un média étranger – reporter, chauffeur, fixeur ou même une source – est susceptible d’aller en prison si cette personne n’a pas reçu l’autorisation idoine.

“Les journalistes étrangers étaient déjà limités à ces trois villes, à moins d’obtenir une autorisation gouvernementale pour se rendre ailleurs, ajoute le correspondant du

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