Le Parlement a définitivement adopté, mardi 21 juillet, la réforme de la gouvernance du sport professionnel, qui concerne plusieurs sports mais vise avant tout les "dérives" constatées ces dernières années dans le monde du football.
Le texte, qui entend notamment renforcer la place et le pouvoir des fédérations sportives, avait été déposé après une mission parlementaire sur le financement du football professionnel, empêtré depuis des années dans des difficultés, notamment autour des droits TV.
La redistribution des droits TV encadrée, le piratage cibléParmi les mesures phares, les fédérations sportives pourront retirer à une ligue le droit d'organiser et de gérer une discipline sportive, avec l'accord du gouvernement, si cette ligue fonctionne mal ou rencontre de graves problèmes financiers. Une disposition visant sans détour le ballon rond, englué depuis plusieurs années dans une crise de droits TV.
La redistribution des droits TV entre clubs sera d'ailleurs encadrée, avec un écart maximum de 1 à 3 entre le club le mieux doté et le moins bien doté. "Ce ratio 1–3, c’est le choix de l’équité mais c’est aussi celui de l’efficacité. Les ligues les plus compétitives ont toutes opté pour ce type d’écart. Des droits TV qui seront vendus en un seul lot, à l'avenir. Ce qu'a salué Nicolas de Tavernost, ex-directeur de LFP Media Nicolas de Tavernost.
"Nous sortons d’une période où la valeur de nos droits TV a été dégradée. " À lire aussi "Plus on attend, plus la situation va se dégrader"... Dans une tribune, plusieurs clubs de Ligue 1 demandent une réforme de la gouvernance du football français Les parlementaires ont aussi confié des pouvoirs étendus à la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion), le gendarme financier du foot et plafonné les salaires des dirigeants des fédérations.
Pas de mesure contre la multipropriétéLe texte porte aussi certaines mesures pour lutter en direct contre le piratage ou favoriser l'essor et la popularité des compétitions féminines. "Piratage, gouvernance, répartition des droits audiovisuels : cette loi va dans le bon sens. À nous, acteurs du football français, de nous rassembler pour ouvrir une nouvelle page de notre sport. "La nouvelle loi ne se substituera pas aux choix de gestion des dirigeants du sport professionnel.
Nous leur proposons des outils qu'il leur reviendra d'utiliser pleinement", a pointé le sénateur Laurent Lafon avant le vote final. Contacté par franceinfo:sport, l'entourage de Vincent Labrune, actuel président de la Ligue de football professionnel, n'a pas souhaité s'exprimer pour l'heure.


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