Pavel Dourov, 41 ans, apparaît désormais sur cette liste établie par les services de surveillance financiers russes, qui recense les personnes physiques et les organisations accusées de participer à des "activités extrémistes" ou "au terrorisme". "Complicité de terrorisme"Né en Russie et détenteur de passeports français et émirati, Pavel Dourov est inculpé en France depuis 2024, Paris l'accusant de ne pas agir contre la diffusion de contenus criminels sur Telegram.

En Russie, cette messagerie est l'une des plus populaires, utilisée aussi bien par des citoyens ordinaires que par les services publics, parmi lesquels le Kremlin, les principaux ministères et les forces de l'ordre. Ces messageries sont accusées d'être utilisées par les services ukrainiens contre la sécurité du pays.

Pavel Dourov, domicilié à Dubaï, est un libertarien revendiqué, chantre de la confidentialité d'internet mais controversé, car il a été accusé de refuser toute modération sur la messagerie Telegram qu'il a cofondée en 2013. Les autorités russes avaient déjà tenté de la bloquer en 2018, avant d'y renoncer.

En février, Pavel Dourov avait accusé Moscou de restreindre l'accès à Telegram pour forcer ses citoyens à utiliser l'application MAX, contrôlée par l'Etat russe et conçue, selon lui, "pour la surveillance et la censure politique".

Le patron de Telegram a assuré jeudi qu'il avait été placé sur une liste des autorités russes recensant les personnes désignées "terroristes" parce qu'il a refusé de se plier aux exigences de Moscou en matière de "surveillance de masse" et de "censure" sur sa plateforme de messagerie.